Indochine / Corée
2012
Allocution
de Mademoiselle Joëlle Cornu, Présidente de la Fondation Maréchal de
Lattre et responsable de la section Indochine-Corée du Souvenir
Français, lors de l'inauguration de l'exposition sur la guerre
d'Indochine-Corée le 6 octobre 2011.
L'année 2011 marque le 60ème anniversaire de l'année 1951, l'année DE
LATTRE en Indochine, et de la mort de Bernard, fis unique du Maréchal tué le 30 mai 1951 sur le rocher de Ninh Binh au Tonkin.
C'est ce qui a servi de déclencheur à cette exposition, qui n'est pas limitée à 1951, mais consacrée à la guerre d'Indochine dans son ensemble,
pour rendre hommage à tous ces combattants qui ont lutté pour la
France, pour l'Indochine, pour la liberté et pour notre civilisation
....
QUELQUES BREFS RAPPELS HISTORIQUES ....
Après la proclamation de l'indépendance du Vietnam à Hanoï par HO CHI MINH,
après l'échec des négociations avec la métropole et l'entrée du Général LECLERC à Hanoï le 18 mars 1946,
le Vietminh déclenche en décembre 1946 une insurrection générale qui se transformera en 8 années de guerre !...
Après l'évacuationde CAO BANG, LANG SON et quelques autres,
après la
catastrophe militaire de la RC4, le général DE LATTRE est nommé le 6
décembre 1950 haut-commissaire et commandant en chef en Indochine.
C'est un vrai chef de guerre
qui va briser les assauts adverses et casser le corps de bataille du
Vietminh : victoires de Vinh Yen, Dong Trieu, des 2 batailles du Day
(Thanh Hoï, Hoa Binh).
Mais il paiera ses victoires au prix fort, par la mort de Bernard; le Général ne sera plus alors qu'un père désespéré...
Le 20 décembre 1951, il quitte l'Indochine pour livrer son dernier combat, combat contre la mort celui-là.
Début janvier 1952, il écrit au général SALAN qui va lui succéder :
"Si
nous perdons ici, tout s'écroulera ... C'est une guerre qu'il ne faut
pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans
toute l'Afrique et peut-être même un jour en France".
Vous connaissez la suite ... Tout finira à DIEN BIEN PHU le 7 mai 1954 ...
"OBJETS INANIMES, AVEZ-VOUS DONC UNE ÂME" ?
Et bien oui !
Derrière ces panneaux, derrière ces mannequins, dans
ces vitrines, il y a des hommes, il y a des êtres de chair et de sang,
il y a des braves !
SOUVENONS-NOUS,
avec émotion, de tous ces combattants (militaires de carrière et
engagés volontaires) qui, à plus de 10.000 km de la mère-patrie, ont
lutté inlassablement avec courage, avec foi, avec abnégation. Aux
avant-postes du monde libre, ils ont combattu un ennemi insaisissable,
supérieur en nombre et fanatique, sur des terrains inhospitaliers, dans
la boue des rizières infestées de moustiques, dans les lianes de la
jungle propice à l'embuscade meurtrière.
LEUR SACRIFICE FUT IMMENSE
De 1946 à 1954, près de 100.000
soldats de l'Union Française sont tombés, plus de 76.000 ont été
blessés, 40.000 faits prisonniers dont 30.000 (soit 70%) ne sont jamais
revenus des camps de la mort lente du Vietminh !
A Dien Bien Phu, 11.721 hommes ont été capturés : 3.290 ont été libérés, 8431 sont morts pendant leur captivité, soit 72% !
Mieux, ou pire encore, avec l'exemple du convoi 42,
groupe de soldats de Dien Bien Phu capturés le 7 mai 1954, rassemblés
dans la brousse avant d'entreprendre la longue marche qui les mènera,
700 km au nord, dans le camp de "rééducation par le travail et le repentir"....
Sur les 400 prisonniers de départ, 83 vont disparaître au cours de
cette marche, 250 reposeront à jamais dans les frondrières de
l'effroyable "camp 42"; moins de 70 recouvreront la liberté, soit
seulement 17% !
On n'invente pas l'horreur : tout ce qui a été vécu dans ces camps est vrai
Lente dégradation des corps
Endoctrinement
Autocritique
Encouragement à la délation
Tout concourant au désespoir absolu.
Bref, un point de non-retour dont on ne guérit jamais tout-à-fait.
Quant on regarde les photos de ces prisonniers, on
est bouleversé... Nous reviennent alors en mémoire les images des
déportés dans les camps nazis; certes, mais avec une différence :
les bourreaux des camps de concentration et d'extermination ont été traduits en justice et condamnés, les bourreaux des camps Viet ont agi en toute impunité ...
Ignorance ou oubli ?
Occultation de l'Histoire ?
Complicité de la presse inféodée à Moscou ?
A mon sens la réponse est autre : le Vietminh étant le vainqueur, il ne pouvait être question d'intenter à ses criminels de guerre un "procès de Nuremberg" !
Nous qui sommes rassemblés ici, nous ne sommes pas des justiciers; notre mission est de nous souvenir, de rendre hommage à ces héros méconnus, de ne pas les oublier, contrairement à l'indiférence ou à l'hostilité de leurs concitoyens d'alors.
Le parti communiste qui représentait un quart de l'électorat avait fait
campagne contre la"sale guerre", n'hésitant pas à saboter le matériel
militaire en partance pour l'Indochine, ou à insulter les blessés
rapatriés ...
PARACHUTISTES,
LEGIONNAIRES, TIRAILLEURS, GENDARMES, MARINS, AVIATEURS, MEDECINS,
INFIRMIERES et tous les autres ... un seul mot tout simplement : MERCI !
D'autres combats nous attendent, nous prendrons exemple sur vous ...
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- Dimanche 8 janvier - 60ème anniversaire de la mort du Maréchal de Lattre
Vous êtes invités par
le Comité de Côte d'Or de la Fondation Maréchal de Lattre,
Mademoiselle Joëlle Cornu, Présidente, et par l'Association Rhin et
Danube, à assister :
10h30 -
à la messe en l'église Notre-Dame de Dijon, célébrée à l'intention du
Maréchal Jean de Latte de Tassigny, décédé le 11
janvier 1952, et des combattants de la
Première Armée Française Rhin et Danube tués au cours des combats ou
après la
Libération.
Venez vous souvenir....
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2011
Avis de décès
Comité de Dijon du SOUVENIR FRANCAIS
Le Président, les membres du bureau et bienfaiteurs
Section Indochine-Corée
Madame la Responsable, Messieurs les Présidents d'Honneur
Messieurs les Officiers, Sous-officiers, et membres de cette section
ont le regret de vous faire part du décès de
Monsieur le Colonel (H) de Gendarmerie
Michel GENGEMBRE
Président d'Honneur du comité
Membre très actif et généreux bienfaiteur
Ancien Prisonnier de Guerre d'Indochine en juillet 1954 au centre d'Annam
Evadé
Officier de la Légion d'Honneur
Médaillé militaire
Chevalier de l'Ordre National du Mérite
Médaille des Evadés
Les obsèques seront célébrées lundi 29 août 2011 à 9h30 en la Cathédrale St Bénigne de Dijon
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- Nouveau membre du Bureau -
Monsieur
le Colonel Claude IRLINGER, ancien Président du Comité d'Entente des
Anciens Combattants, actuel Président des Combattants Volontaires, trés
attaché à l'Indochine qu'il connait bien, a rejoint la Section
Indochine-Corée du Souvenir Français, Comité de Dijon, dirigée par
Mademoiselle Joëlle Cornu, administratrice, chargée de mission de cette
section et Présidente de la Fondation Maréchal de Lattre.
Bienvenue au Colonel Claude Irlinger.
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10 juin
Circulaire n° 3
Objet : Profanation du drapeau francais auMémorial d'Extrême-Orient
Monsieur le Président honoraire
Messieurs les Présidents d'honneur
Messieurs les Vice-présidents
Mesdames, Messieurs, les Membres du Bureau
Mesdames, Messieurs les bienfaiteurs et sympathisants
Chers Amis,
C'est affligé et
indigné que je me doive de vous informer des actes de profanation
dirigés à l'encontre de notre drapeau, au Mémorial d'Extrême-Orient,
place Gaston Gérard.
Ce drapeau a été lacéré en plusieurs endroits, notre emblème national a
même été brûlé aux quatre extrémités. Les gerbes déposées par notre
Comité, les associations d'Anciens Combattants, les Autorités
militaires et civiles, le représentant de l'Etat ont été dépouillées de
leur ruban tricolore.
Ce jour, à 15h25, en ma qualité de Délégué Général Adjoint du Souvenir
Français pour la Côte d'Or, et Président du Comité de Dijon,
responsable de ce Monument, suite à l'assemblée générale extraordinaire
du 5 décembre 2008, en association avec :
- Monsieur le Colonel de la Légion Etrangère Claude Berthaud, Grand Officier de la Légion d'Honneur
- Monsieur le Colonel de gendarmerie Michel Gengembre, Officier de la Légion d'Honneur, Médaillé militaire
- Monsieur l'Adjudant-chef parachutiste Jean-Claude Terrasse, Officier de la Légion d'Honneur, Médaillé militaire
- Monsieur le Lieutenant Marius Jacquin, Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaillé militaire
- Les anciens d'Indochine-Corée
- Mesdames, Messieurs, les Membres du Bureau, les Bienfaiteurs et sympathisants
à l'hôtel de police, j'ai déposé plainte pour outrage et profanation au drapeau français déchiré et partiellement brûlé.
Je vous prie, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir agréer l'expression de mes très respectueuses salutations.
Le Président
Jacques BLAY
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10 juin -
Communiqué de presse
Profanation du drapeau français
Texte de Monsieur le Professeur Jean-Charles OUAZANA - Conseiller municipal et Vice-Président du Comité de Dijon
"Ecoeurement et colère"
Nous venons d'apprendre que le drapeau tricolore qui flottait au vent
devant le Mémorial des Morts pour la France en Extrême-Orient, place
Gaston Gérard, a été arraché, lacéré, et qu' "on" a même tenté d'y
mettre le feu.
Au-delà des haut-le-coeur qui nous saisissent nous tenons à crier notre
colère et à réaffirmer avec force (le monument a déjà
été profané il y a plusieurs mois) que ce délit, car c'en est un (Art.1
du décret n° 2010.835 du 21 juillet 2010 relatif à l'incrimination de
l'outrage au drapeau), est un outrage qui ne doit pas rester impuni.
Comment accepter, pire encore, nous résoudre sans nous trahir, que
l'emblème de nos pères tombés au champ d'honneur pour que nous vivions
libres soit ainsi souillé ? Au nom du sang versé pour leur
liberté, que ces voyous sachent bien que la lâcheté de leurs actes
minables les déshonore à jamais ! En s'attaquant à notre symbole
national, ce sont les valeurs universelles de Liberté d'Egalité et de
Fraternité qu'ils nient, c'est la mémoire de nos pères qu'ils
insultent, c'est l'Histoire du pays qu'ils injurient et bafouent. Cette
infamie, jamais nous ne l'accepterons !
Notre drapeau n'est pas qu'une simple pièce d'étoffe, ses plis
renferment la gloire et l'honneur d'une nation, sa souffrance et son
sang. Voilà ce que ces gens-là ont profané. Un tel acte, de tels
individus ne méritent que notre mépris. Qu'ils comprennent bien
toutefois que nous ne resterons pas impassibles... Le drapeau est
sacré. Il représente la France. Et la France sera toujours le "soldat
de l'idéal". Résolus, absolument déterminés, patriotes responsables et
libres, nous saurons faire notre devoir.
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Communiqué de presse
8 juin - Hommage aux Morts pour la France en Indochine et en Corée
Texte de Monsieur le Professeur Jean-Charles OUAZANA - Conseiller municipal et Vice-Président du Comité de Dijon.
"Emotion et recueillement"
C'est un moment fort, émouvant et solennel qui rassemble les
participants aux cérémonies commémoratives. Aux yeux de tous, celle du
8 juin (journée d'hommage national) revêt une importance toute
particulière. Elle rappelle le sacrifice de ceux longtemps oubliés,
souvent ignorés, qui défendirent une certaine idée de la France et de
la liberté en Extrême-Orient, bien loin d'une métropole indifférente à
la tragédie qui se jouait là-bas et qui coûta la vie à tant des
nôtres...
C'est à l'initiative d'anciens
combattants valeureux d'Indochine (Adjudant-chef Jean-Claude Terrasse,
Lieutenant Marius Jacquin) soutenus par les familles de leurs frères
d'armes meurtries par les drames intimes qu'ils vécurent, que fut élevé
et inauguré à Dijon en juin 2005 place Gaston Gérard un monument signé
de l'artiste peintre-sculpteur Pierre Duc. Selon leur souhait, il
exprime l'hommage légitime que le pays leur doit - pierre hexagonale
sur laquelle est gravé le nom de près de 400 Côte d'Oriens civils et
militaires touchés soit au combat, soit assassinés, soit disparus dans
d'atroces conditions dans des camps sordides et exterminateurs (70% de
mortalité...)
Financé par des fonds publics
(subventions) et privés (souscriptions), le monument d'abord pris en
charge par l'Association pour le Mémorial d'Extrême-Orient (association
fondatrice) présidée par d'héroïques survivants de combats terribles
qui ébranlèrent nos forces (Colonel(h) Claude Berthaud,
Lieutenant-colonel de gendarmerie(h) Michel Gengembre est aujourd'hui
administré par le comité de Dijon du SOUVENIR FRANCAIS et ce depuis la
dissolution, son oeuvre étant accomplie, de l'AMEO le 31 décembre 2008.
Fidèle à sa vocation, gardien de mémoire ("A nous le souvenir.."),
défenseur de l'honneur pour que demeure intact le sacrifice de ceux qui
sont morts pour la France en Extrême-Orient ("A eux l'immortalité...")
le Souvenir Français s'attache avec énergie et conviction à accomplir
sa mission.
Sans rien ignorer de l'Histoire, le
Mémorial de Dijon est là pour nous rappeler que la liberté a un prix,
que des hommes sont morts pour la défendre et qu'elle est le bien le
plus précieux.
Puisse-t-il inspirer nos concitoyens de toutes
générations, de toutes origines et de tout milieu et résonner comme un
appel déterminé à défendre nos valeurs républicaines et la paix
qu'elles incarnent.
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Article de Mademoiselle Joëlle CORNU
Administratrice, chargée de mission "Section Indochine-Corée, au sein du Comité du Souvenir Français - Dijon
Présidente du Comité de Côte-d'Or de la Fondation Maréchal de Lattre
8 JUIN 2011 : SOUVENONS NOUS .....
Le 7 mai 1954, à plus de 15.000 km des frontières de la France, après 8 ans de guerre d'Indochine proprement dite, le camp retranché de DIEN BIEN PHU tombait
dans le sang et dans les larmes, livrant 10.000 soldats français et
indochinois à la captivité et, pour beaucoup d'entre eux, à la mort
....
La signature des accords de genève intervenait le 20 juillet 1954, permettant
enfin la libération des soldats survivants des camps viet-minh; mais,
sur les 39.888 prisonniers, 29.954 n'ont pas été rendus, soit 71% qui ont péri dans
ces véritables camps de la mort, par suite de mauvais traitements
physdiques, moraux et psychologiques.... Seuls, à peine 10.000,
en sortiront et dans quel état !
Le Viet-minh étant vainqueur, pas question de lui intenter un "procès de Nuremberg" ! ...
D'août à décembre 1954,
le retour des soldats sera organisé par bateau, mais l'accueil au port
de Marseille se sera pas toujours très digne, c'est le moins que l'on
puisse dire.... des prisonniers faméliques récemment libérés ou des
malades sur des brancards seront insultés et menacés par des militants
communistes, et la CGT ! Quelle honte et quelle tache dans
l'Histoire de notre pays !
En 1956,
les derniers éléments du corps expéditionnaire quittent Saïgon : c'est
la fin d'une présence française de plus d'un siècle en Indochine ....
Au total,
2 fils de maréchaux, 20 fils de généraux, 1.300 lieutenants, 600 autres
officiers et 75.000 sous-officiers, et hommes de troupes sont morts en
Indochine, soit l'encadrement de 7 divisions, et, en hommes, l'effectif
de 5 divisions.
On les a parfois accusés de mener une "sale guerre"
On les a souvent méconnus,
On les a pendant longtemps oubliés ...
ALORS QU'ILS ONT COMBATTU AUX AVANT-POSTES DU MONDE LIBRE, FIDÈLES A LEUR DRAPEAU, FAROUCHES DEFENSEURS - jusqu'au sacrifice suprême - DES VALEURS DE NOTRE CIVILISATION.
Il aura fallu attendre 2005, soit 51ans, pour qu'une journée nationale d'hommage aux
Morts pour la France en Indochine soit décrétée, le 8 juin de chaque
année. Ne nous contentons pas de lire des ouvrages, d'assister à des
conférences, d'organiser des expositions, d'échanger entre nous :
faisons mieux, faisons plus, soyons présents à cette cérémonie et
ne reprochons pas autres de ne pas avoir fait ce que nous ne faisons
pas nous-mêmes aujourd'hui ... Soyons exemplaires dans le
Souvenir, car la Mémoire est pétrie de pâte humaine, et a donc
grandement besoin des femmes et des hommes !
Pour terminer, je laisse la parole, ou, plutôt la plume à Madame la Maréchale de Lattre ("Jean de Lattre mon mari") :
Je
voudrais être capable de témoigner pour tous les morts et les victimes
d'Indochine qu'on a tant oubliés, qui luttèrent là-bas avec bien
souvent la mentalité de "croisés". Jean, durant son voyage aux
Etats-Unis, avait tenté d'expliquer à la télévision américaine, avec
quel désintéressement, quel souci de sa mission de pacification, notre
armée avait oeuvré.
Ce n'était, certes pas, une guerre coloniale. Il s'agissait,
essentiellement, il s'est toujours agi dans l'esprit de Jean, dans
l'esprit de la plupart de ceux qui étaient avec lui, de protéger
l'indépendance de ce jeune pays du Vietnam, en l'aidant à former ses
cadres civils et militaires.
Et ce fut, pour nous, un encouragement extraordinaire, le jour même,
où, pour la première fois à Saint-Louis des Français, un service avait
été célébré, en présence de Mgr MONTINI, pour tous les morts français
et vietnamiens d'Indochine, lorsque le Saint-Père, à la fin de
l'audience qu'il nous accorda à Castel Gandolfo, bénit l'amée que Jean
commandait et qui "défendait en Extrême-Orient la civilisation
chrétienne".
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2010
Communiqué de presse
1er NOVEMBRE
Profanation du Mémorial
Place Gaston Gérard - Dijon
Texte de Monsieur le Colonel Martial Eustache - Vice-Président et correspondant de presse
Dans la nuit du 1er au 2
novembre, trois monuments élevés à la mémoire de nos Anciens "Morts
pour la France", dont le mémorial des côte-d'oriens morts en Indochine
et en Corée, entre 1940 et 1955, ont été profanés et souillés. Des
inscriptions injurieuses ont sali ces monuments et la mémoire de ces
soldats morts, pour que vive notre France d'honneur, de libérté, et de
dignité.
Les services de la ville de Dijon sont immédiatement intervenus pour
effacer ces inscriptions, notre président Jacques Blay a déposé une
plainte contre les auteurs de ces dégradations stupides.
De tels actes nous rappellent, s'il en était besoin, que si
l'intelligence a des limites, la bêtise humaine n'en a pas...
Restons vigilants !
Texte de Monsieur le Professeur Jean-Charles Ouazana - Professeur
d'histoire
C'est avec une grande émotion que nous avons
appris la nouvelle de la gradation de trois mémoriaux de notre ville.
Jusque là épargnée de ces actes vils et odieux, Dijon, hélas, ne fait
plus exception. La souillure est, plus encore qu'une injure infâme, un
déni des combats que livrèrent nos soldats pour que triomphe "une
certaine conception du monde" dont les principes ont pour nom Liberté,
Justice et Démocratie.
Salir ces lieux de mémoire est un acte barbare et lâche qui, au-delà
même de l'écoeurement qu'il suscite, montre combien il est de notre
devoir d'entretenir le souvenir des sacrifices consentis, pour que
demain la reconnaissance de nos combattants soit enfin unanime, et
qu'ainsi, chaque dijonnaise, chaque dijonnais,fier de son passé, se
rappelle justement leur engagement à l'édification d'un monde plus
juste, plus sûr et plus humain.
Parce que "les longs souvenirs font les grands peuples", sachons défendre la mémoire de ceux qui sont morts pour la France. L'Honneur est à ce prix ....
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COMMUNIQUE DE PRESSE
08 JUIN
Hommage aux Morts pour la France en Indochine et en Corée
On célèbre aujourd'hui, partout en France, la journée d'hommage aux Morts pour la Frace en Indochine.
En effet, depuis cinq ans, en ce 8 juin, notre pays a rendez-vous avec
son histoire, pour honorer celles et ceux qui sont morts pour elle,
loin d'elle, entre 1939 et 1954, en Indochine.
C'est donc,
devant le monument dédié aux Côte d'Oriens morts en Indochine et en
Corée, que les autorirés civiles et militaires de Dijon et de la Côte
d'Or se sont recueillis pour leur rendre hommage. De nombreux
porte-drapeaux s'y sont associée, qu'ils en soient chaleureusement
remerciés.
C'est un ancien d'Indochine, l'Adjudant-chef
Terrasse, qui a envoyé les couleurs. Honneur bien mérité, car si ce
monument existe aujourd'hui, c'est à lui qu'on le doit, et à une
poignée "d'Anciens d'Indo", le colonel Berthaud, le colonel Gengembre
et le lieutenant Jacquin. Cinquante ans après la fin de cette guerre
douloureuse, ils ont décidé d'élever ce Mémorial à la mémoire de leurs
frères d'armes tombés là-bas. Et ils ont fondés "l'Association pour le
monument d'Extrême-Orient" (AMEO); ils ont fait des recherches
dans les communes de Côte d'Or, ont accumulé les documents et les
témoignages, et recueillis des dons. C'est à cette belle association que nous devons d'avoir à Dijon, aujourd'hui, ce mémorial de notre histoire.
L'association
du Souvenir Français de Dijon que préside Monsieur Jacques Blay, assure
désormais l'entretien de ce monument, avec le concours actif et
apprécié de la ville de Dijon. Afin de perpétuer la mémoire de l'AMEO,
une section Indochine-Corée, pilotée par le colonel (H) Martial
Eustache, a été créée au sein du Souvenir Français de Dijon.
Par
ce monument, et en ce jour, les Côte-d'Oriens morts là-bas ne seront
plus jamais les soldats oubliés d'une guerre que l'on a, pendant
longtemps, voulu cacher.
Colonel (H) Martial Eustache Correspondant de presse et vice-président du Souvenir Français de Dijon
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CIREY-LES-PONTAILLER 10 MAI
Inauguration du Monument aux Morts de la Commune
Dans
le cadre de la convention ex.A.M.E.O./Souvenir Français Comité de
Dijon, la Section Indochine/Corée encadrée par Monsieur le Colonel Martial
Eustache Vice-Président, secondé dans sa mission par Monsieur le Chef d'Escadrons
Pascal Thiard, sur proposition de Monsieur le Lieutenant Marius
Jacquin, sollicitent auprès du Bureau et du Président Jacques Blay, la
possibilité d'octroyer un don de 500 €, pour la création d'un Monument aux Morts, Commune de Cirey-les-Pontailler. Sur ce Monument figurera le nom de Monsieur le Lieutenant Gabriel BARAT, Mort pour la France en Indochine. Cette
demande a reçu un accueil favorable du Comité du Souvenir Français de Dijon, et les fonds ont été versés au Comité du
Souvenir Français de Pontailler-sur-Saône, présidé par Monsieur Chaume.
- Qui était Monsieur Gabriel, Albert, Gaston BARAT ?
-- Né le 1er mars 1916 à Saint-Chamond (Loire) - Gabriel BARAT est orphelin en 1928 - Incorporé au 18ème Régiment du Génie, le 1er septembre 1938 - Aspirant, affecté dans les Troupes du Levant en 1939 - Démobilisé le 22 décembre 1940 -
Rengagé le 19 juin 1941, pour deux ans dans l'Infanterie Coloniale, le
Sous-Lieutenant BARAT débarqua en Provence, avec son unité, le 11
septembre 1944, et fut envoyé sur le front de l'Atlantique, à la
poursuite de l'ennemi, jusqu'en Allemagne - Gabriel BARAT est promu Lieutenant, en septembre 1945 -
Juillet 1946, volontaire pour servir en Extrême Orient, il est affecté
successivement aux Troupes Françaises de Chine, puis au Bataillon
autonome de Dien Bien Phu, le 1er octobre 1946. -
Le 10 mai 1947, le Lieutenant Gabriel BARAT tombe dans une embuscade au
col de Pha-Ly (Haut-Tonkin), situé à l'Ouest de Cho-Bo et
de Suyut, au sud de la Rivière
noire; il est mortellement atteint d'une balle au coeur. - Ramené par ses camarades à Son-La, il y est inhumé le
lendemain. Nul ne sait, aujourd'hui, où se trouve cette sépulture
militaire.
- Campagnes : France, Levant, Côte d'Ivoire, Sénégal, Maroc, Allemagne, Indochine.
- Principales décorations : Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur
Croix de Guerre T O E avec citation à l'ordre de l'Armée
Rendons hommage au Lieutenant Gabriel BARAT, Mort pour la France en Indochine, et, pour la Liberté.
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2009
Juin
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