Site officiel du Souvenir Français Le Souvenir Français

Comité De Dijon
Le souvenir Français Dijon - Blason de la ville de Dijon
ACCUEIL CONTACT STRUCTURE PATRIMOINE Gestion du
Patrimoine
Devoir de
Mémoire
Manifestations
Patriotiques
Circulaire
d'info
Indochine
Corée
Historique du
Souvenir Français
Historique du
Comité

Indochine / Corée



2012




Allocution de Mademoiselle Joëlle Cornu, Présidente de la Fondation Maréchal de Lattre et responsable de la section Indochine-Corée du Souvenir Français, lors de l'inauguration de l'exposition sur la guerre d'Indochine-Corée le 6 octobre 2011.


L'année 2011 marque le 60ème anniversaire de l'année 1951, l'année DE LATTRE en Indochine, et de la mort de Bernard, fis unique du Maréchal tué le 30 mai 1951 sur le rocher de Ninh Binh au Tonkin.
C'est ce qui a servi de déclencheur à cette exposition, qui n'est pas limitée à 1951, mais consacrée à la guerre d'Indochine dans son ensemble, pour rendre hommage à tous ces combattants qui ont lutté pour la France, pour l'Indochine, pour la liberté et pour notre civilisation ....

QUELQUES BREFS RAPPELS HISTORIQUES ....

Après
la proclamation de l'indépendance du Vietnam à Hanoï par HO CHI MINH,
après l'échec des négociations avec la métropole et l'entrée du Général LECLERC à Hanoï le 18 mars 1946,
le Vietminh déclenche en décembre 1946 une insurrection générale qui se transformera en 8 années de guerre !...

Après l'évacuationde CAO BANG, LANG SON et quelques autres,
après la catastrophe militaire de la RC4, le général DE LATTRE est nommé le 6 décembre 1950 haut-commissaire et commandant en chef en Indochine.
C'est un vrai chef de guerre qui va briser les assauts adverses et casser le corps de bataille du Vietminh : victoires de Vinh Yen, Dong Trieu, des 2 batailles du Day (Thanh Hoï, Hoa Binh).

Mais il paiera ses victoires au prix fort, par la mort de Bernard; le Général ne sera plus alors qu'un père désespéré...

Le 20 décembre 1951, il quitte l'Indochine pour livrer son dernier combat, combat contre la mort celui-là.
Début janvier 1952, il écrit au général SALAN qui va lui succéder :

"Si nous perdons ici, tout s'écroulera ... C'est une guerre qu'il ne faut pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans toute l'Afrique et peut-être même un jour en France".

Vous connaissez la suite ...  Tout finira à DIEN BIEN PHU le 7 mai 1954 ...

"OBJETS INANIMES, AVEZ-VOUS DONC UNE ÂME" ?

Et bien oui !
Derrière ces panneaux, derrière ces mannequins, dans ces vitrines, il y a des hommes, il y a des êtres de chair et de sang, il y a des braves !

SOUVENONS-NOUS, avec émotion, de tous ces combattants (militaires de carrière et engagés volontaires) qui, à plus de 10.000 km de la mère-patrie, ont lutté inlassablement avec courage, avec foi, avec abnégation. Aux avant-postes du monde libre, ils ont combattu un ennemi insaisissable, supérieur en nombre et fanatique, sur des terrains inhospitaliers, dans la boue des rizières infestées de moustiques, dans les lianes de la jungle propice à l'embuscade meurtrière.

LEUR SACRIFICE FUT IMMENSE

De 1946 à 1954
, près de 100.000 soldats de l'Union Française sont  tombés, plus de 76.000 ont été blessés, 40.000 faits prisonniers dont 30.000 (soit 70%) ne sont jamais revenus des camps de la mort lente du Vietminh !
A Dien Bien Phu, 11.721 hommes ont été capturés : 3.290 ont été libérés, 8431 sont morts pendant leur captivité, soit 72% !

Mieux, ou pire encore, avec l'exemple du convoi 42, groupe de soldats de Dien Bien Phu capturés le 7 mai 1954, rassemblés dans la brousse avant d'entreprendre la longue marche qui les mènera, 700 km au nord, dans le camp de "rééducation par le travail et le repentir"....
Sur les 400 prisonniers de départ, 83 vont disparaître au cours de cette marche, 250 reposeront à jamais dans les frondrières de l'effroyable "camp 42"; moins de 70 recouvreront la liberté, soit seulement 17% !

On n'invente pas l'horreur : tout ce qui a été vécu dans ces camps est vrai

       Lente dégradation des corps
       Endoctrinement
       Autocritique
       Encouragement à la délation

Tout concourant au désespoir absolu.

Bref, un point de non-retour dont on ne guérit jamais tout-à-fait.

Quant on regarde les photos de ces prisonniers, on est bouleversé... Nous reviennent alors en mémoire les images des déportés dans les camps nazis; certes, mais avec une différence :
les bourreaux des camps de concentration et d'extermination ont été traduits en justice et condamnés, les bourreaux des camps Viet ont agi en toute impunité ...
Ignorance ou oubli ?
Occultation de l'Histoire ?
Complicité de la presse inféodée à Moscou ?
A mon sens la réponse est autre : le Vietminh étant le vainqueur, il ne pouvait être question d'intenter à ses criminels de guerre un "procès de Nuremberg" !

Nous qui sommes rassemblés ici, nous ne sommes pas des justiciers; notre mission est de nous souvenir, de rendre hommage à ces héros méconnus, de ne pas les oublier, contrairement à l'indiférence ou à l'hostilité de leurs concitoyens d'alors.
Le parti communiste qui représentait un quart de l'électorat avait fait campagne contre la"sale guerre", n'hésitant pas à saboter le matériel militaire en partance pour l'Indochine, ou à insulter les blessés rapatriés ...

PARACHUTISTES, LEGIONNAIRES, TIRAILLEURS, GENDARMES, MARINS, AVIATEURS, MEDECINS, INFIRMIERES et tous les autres ... un seul mot tout simplement : MERCI !

D'autres combats nous attendent, nous prendrons exemple sur vous ...


---------------------------



- Dimanche 8 janvier -                     60ème anniversaire de la mort du Maréchal de Lattre

  
Vous êtes invités par le Comité de Côte d'Or de la Fondation Maréchal de Lattre, Mademoiselle Joëlle Cornu, Présidente, et par             l'Association Rhin et Danube, à assister :

       10h30 -   à la messe en l'église Notre-Dame de Dijon, célébrée à l'intention du Maréchal Jean de Latte de Tassigny, décédé le 11                                    janvier 1952, et des combattants de la Première Armée Française Rhin et Danube tués au cours des combats ou   
                       après la Libération.

                     Venez vous souvenir....

______________________________________________________________________________



2011


Avis de décès
Comité de Dijon du SOUVENIR FRANCAIS
Le Président, les membres du bureau et bienfaiteurs


Section Indochine-Corée
Madame la Responsable, Messieurs les Présidents d'Honneur
Messieurs les Officiers, Sous-officiers, et membres de cette section
ont le regret de vous faire part du décès de

Monsieur le Colonel (H) de Gendarmerie
Michel GENGEMBRE
Président d'Honneur du comité
Membre très actif et généreux bienfaiteur
Ancien Prisonnier de Guerre d'Indochine en juillet 1954 au centre d'Annam
Evadé
Officier de la Légion d'Honneur
Médaillé militaire
Chevalier de l'Ordre National du Mérite
Médaille des Evadés

Les obsèques seront célébrées lundi 29 août 2011 à 9h30 en la Cathédrale St Bénigne de Dijon

----------------------------

- Nouveau membre du Bureau -

Monsieur le Colonel Claude IRLINGER
, ancien Président du Comité d'Entente des Anciens Combattants, actuel Président des Combattants Volontaires, trés attaché à l'Indochine qu'il connait bien, a rejoint la Section Indochine-Corée du Souvenir Français, Comité de Dijon, dirigée par Mademoiselle Joëlle Cornu, administratrice, chargée de mission de cette section et Présidente de la Fondation Maréchal de Lattre.
Bienvenue au Colonel Claude Irlinger.

                                                                                            -----------------------------------

                                                         


10 juin
                                                                           Circulaire n° 3

Objet :  Profanation du drapeau francais auMémorial d'Extrême-Orient

                                 
Monsieur le Président honoraire
                                  Messieurs les Présidents d'honneur
                                  Messieurs les Vice-présidents
                                  Mesdames, Messieurs, les Membres du Bureau
                                  Mesdames, Messieurs les bienfaiteurs et sympathisants
                                  Chers Amis,

C'est affligé et indigné que je me doive de vous informer des actes de profanation dirigés à l'encontre de notre drapeau, au Mémorial d'Extrême-Orient, place Gaston Gérard.
Ce drapeau a été lacéré en plusieurs endroits, notre emblème national a même été brûlé aux quatre extrémités. Les gerbes déposées par notre Comité, les associations d'Anciens Combattants, les Autorités militaires et civiles, le représentant de l'Etat ont été dépouillées de leur ruban tricolore.
Ce jour, à 15h25, en ma qualité de Délégué Général Adjoint du Souvenir Français pour la Côte d'Or, et Président du Comité de Dijon, responsable de ce Monument, suite à l'assemblée générale extraordinaire du 5 décembre 2008, en association avec :

- Monsieur le Colonel de la Légion Etrangère Claude Berthaud, Grand Officier de la Légion d'Honneur
- Monsieur le Colonel de gendarmerie Michel Gengembre, Officier de la Légion d'Honneur, Médaillé militaire
- Monsieur l'Adjudant-chef parachutiste Jean-Claude Terrasse, Officier de la Légion d'Honneur, Médaillé militaire
- Monsieur le Lieutenant Marius Jacquin, Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaillé militaire
- Les anciens d'Indochine-Corée
- Mesdames, Messieurs, les Membres du Bureau, les Bienfaiteurs et sympathisants

à l'hôtel de police, j'ai déposé plainte pour outrage et profanation au drapeau français déchiré et partiellement brûlé.

Je vous prie, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir agréer l'expression de mes très respectueuses salutations.

                                                                                                                     Le Président
                                                                                                                     Jacques BLAY

Cliquer sur les photos pour les agrandir. Utiliser la fonction "Retour" de votre navigateur pour revenir sur cette page :



       ---------------------------------

                                                                                                      
10 juin -                                                                                Communiqué de presse

                                                                     Profanation du drapeau français

Texte de Monsieur le Professeur Jean-Charles OUAZANA - Conseiller municipal et Vice-Président du Comité de Dijon

"Ecoeurement et colère"

       Nous venons d'apprendre que le drapeau tricolore qui flottait au vent devant le Mémorial des Morts pour la France en Extrême-Orient, place Gaston Gérard, a été arraché, lacéré, et qu' "on" a même tenté d'y mettre le feu.
            Au-delà des haut-le-coeur qui nous saisissent nous tenons à crier notre colère et à réaffirmer avec force (le monument a déjà été profané il y a plusieurs mois) que ce délit, car c'en est un (Art.1 du décret n° 2010.835 du 21 juillet 2010 relatif à l'incrimination de l'outrage au drapeau), est un outrage qui ne doit pas rester impuni. Comment accepter, pire encore, nous résoudre sans nous trahir, que l'emblème de nos pères tombés au champ d'honneur pour que nous vivions libres soit ainsi souillé ?  Au nom du sang versé pour leur liberté, que ces voyous sachent bien que la lâcheté de leurs actes minables les déshonore à jamais ! En s'attaquant à notre symbole national, ce sont les valeurs universelles de Liberté d'Egalité et de Fraternité qu'ils nient, c'est la mémoire de nos pères qu'ils insultent, c'est l'Histoire du pays qu'ils injurient et bafouent. Cette infamie, jamais nous ne l'accepterons !
Notre drapeau n'est pas qu'une simple pièce d'étoffe, ses plis renferment la gloire et l'honneur d'une nation, sa souffrance et son sang. Voilà ce que ces gens-là ont profané. Un tel acte, de tels individus ne méritent que notre mépris. Qu'ils comprennent bien toutefois que nous ne resterons pas impassibles...  Le drapeau est sacré. Il représente la France. Et la France sera toujours le "soldat de l'idéal". Résolus, absolument déterminés, patriotes responsables et libres, nous saurons faire notre devoir.

-----------------------


Communiqué de presse

8 juin -                              Hommage aux Morts pour la France en Indochine et en Corée  


Texte de Monsieur le Professeur Jean-Charles OUAZANA - Conseiller municipal et Vice-Président du Comité de Dijon. 

"Emotion et recueillement"

       C'est un moment fort, émouvant et solennel qui rassemble les participants aux cérémonies commémoratives. Aux yeux de tous, celle du 8 juin (journée d'hommage national) revêt une importance toute particulière. Elle rappelle le sacrifice de ceux longtemps oubliés, souvent ignorés, qui défendirent une certaine idée de la France et de la liberté en Extrême-Orient, bien loin d'une métropole indifférente à la tragédie qui se jouait là-bas et qui coûta la vie à tant des nôtres...
       C'est à l'initiative d'anciens combattants valeureux d'Indochine (Adjudant-chef Jean-Claude Terrasse, Lieutenant Marius Jacquin) soutenus par les familles de leurs frères d'armes meurtries par les drames intimes qu'ils vécurent, que fut élevé et inauguré à Dijon en juin 2005 place Gaston Gérard un monument signé de l'artiste peintre-sculpteur Pierre Duc. Selon leur souhait, il exprime l'hommage légitime que le pays leur doit - pierre hexagonale sur laquelle est gravé le nom de près de 400 Côte d'Oriens civils et militaires touchés soit au combat, soit assassinés, soit disparus dans d'atroces conditions dans des camps sordides et exterminateurs (70% de mortalité...)
       Financé par des fonds publics (subventions) et privés (souscriptions), le monument d'abord pris en charge par l'Association pour le Mémorial d'Extrême-Orient (association fondatrice) présidée par d'héroïques survivants de combats terribles qui ébranlèrent nos forces (Colonel(h) Claude Berthaud, Lieutenant-colonel de gendarmerie(h) Michel Gengembre est aujourd'hui administré par le comité de Dijon du SOUVENIR FRANCAIS et ce depuis la dissolution, son oeuvre étant accomplie, de l'AMEO le 31 décembre 2008.
Fidèle à sa vocation, gardien de mémoire ("A nous le souvenir.."), défenseur de l'honneur pour que demeure intact le sacrifice de ceux qui sont morts pour la France en Extrême-Orient ("A eux l'immortalité...") le Souvenir Français s'attache avec énergie et conviction à accomplir sa mission.
      Sans rien ignorer de l'Histoire, le Mémorial de Dijon est là pour nous rappeler que la liberté a un prix, que des hommes sont morts pour la défendre et qu'elle est le bien le plus précieux.
     Puisse-t-il inspirer nos concitoyens de toutes générations, de toutes origines et de tout milieu et résonner comme un appel déterminé à défendre nos valeurs républicaines et la paix qu'elles incarnent.

------------------------------------

    
Article de Mademoiselle Joëlle CORNU

 Administratrice, chargée de mission "Section Indochine-Corée, au sein   du  Comité du Souvenir Français - Dijon
 Présidente du Comité de Côte-d'Or de la Fondation Maréchal de Lattre


8  JUIN 2011  :  SOUVENONS NOUS .....

Le 7 mai 1954, à plus de 15.000 km des frontières de la France, après 8 ans de guerre d'Indochine proprement dite, le camp retranché de DIEN BIEN PHU tombait dans le sang et dans les larmes, livrant 10.000 soldats français et indochinois à la captivité et, pour beaucoup d'entre eux, à la mort ....

La signature des accords de genève intervenait le 20 juillet 1954, permettant enfin la libération des soldats survivants des camps viet-minh; mais, sur les 39.888 prisonniers, 29.954 n'ont pas été rendus, soit 71% qui ont péri dans ces véritables camps de la mort, par suite de mauvais traitements physdiques, moraux et psychologiques....  Seuls, à peine 10.000, en sortiront et dans quel état !

Le Viet-minh étant vainqueur, pas question de lui intenter un "procès de Nuremberg" ! ...

D'août à décembre 1954, le retour des soldats sera organisé par bateau, mais l'accueil au port de Marseille se sera pas toujours très digne, c'est le moins que l'on puisse dire.... des prisonniers faméliques récemment libérés ou des malades sur des brancards seront insultés et menacés par des militants communistes, et la CGT !  Quelle honte et quelle tache dans l'Histoire de notre pays !

En 1956, les derniers éléments du corps expéditionnaire quittent Saïgon : c'est la fin d'une présence française de plus d'un siècle en Indochine ....

Au total, 2 fils de maréchaux, 20 fils de généraux, 1.300 lieutenants, 600 autres officiers et 75.000 sous-officiers, et hommes de troupes sont morts en Indochine, soit l'encadrement de 7 divisions, et, en hommes, l'effectif de 5 divisions.

On les a parfois accusés de mener une "sale guerre"
On les a souvent méconnus,
On les a pendant longtemps oubliés ...

ALORS QU'ILS ONT COMBATTU AUX AVANT-POSTES DU MONDE LIBRE, FIDÈLES A LEUR DRAPEAU, FAROUCHES DEFENSEURS - jusqu'au sacrifice suprême - DES VALEURS DE NOTRE CIVILISATION.

Il aura fallu attendre 2005, soit 51ans, pour qu'une journée nationale d'hommage aux Morts pour la France en Indochine soit décrétée, le 8 juin de chaque année. Ne nous contentons pas de lire des ouvrages, d'assister à des conférences, d'organiser des expositions, d'échanger entre nous : faisons mieux, faisons plus, soyons  présents à cette cérémonie  et ne reprochons pas autres de ne pas avoir fait ce que nous ne faisons pas nous-mêmes aujourd'hui ...  Soyons exemplaires dans le Souvenir, car la Mémoire est pétrie de pâte humaine, et a donc grandement besoin des femmes et des hommes !

Pour terminer, je laisse la parole, ou, plutôt la plume à  Madame la  Maréchale de Lattre ("Jean de Lattre mon mari") :

Je voudrais être capable de témoigner pour tous les morts et les victimes d'Indochine qu'on a tant oubliés, qui luttèrent là-bas avec bien souvent la mentalité de "croisés". Jean, durant son voyage aux Etats-Unis, avait tenté d'expliquer à la télévision américaine, avec quel désintéressement, quel souci de sa mission de pacification, notre armée avait oeuvré.
Ce n'était, certes pas, une guerre coloniale. Il s'agissait, essentiellement, il s'est toujours agi dans l'esprit de Jean, dans l'esprit de la plupart de ceux qui étaient avec lui, de protéger l'indépendance de ce jeune pays du Vietnam, en l'aidant à former ses cadres civils et militaires.
Et ce fut, pour nous, un encouragement extraordinaire, le jour même, où, pour la première fois à Saint-Louis des Français, un service avait été célébré, en présence de Mgr MONTINI, pour tous les morts français et vietnamiens d'Indochine, lorsque le Saint-Père, à la fin de l'audience qu'il nous accorda à Castel Gandolfo, bénit l'amée que Jean commandait et qui "défendait en Extrême-Orient la civilisation chrétienne".

Cliquer sur les photos pour les agrandir. Utiliser la fonction "Retour" de votre navigateur pour revenir sur cette page :


_________________________


2010

Communiqué de presse
1er NOVEMBRE                                                                   Profanation du Mémorial
                                                                 
                                                                          Place Gaston Gérard - Dijon

                                Texte de Monsieur le Colonel Martial Eustache - Vice-Président et correspondant de presse

Dans la nuit du 1er au 2 novembre, trois monuments élevés à la mémoire de nos Anciens "Morts pour la France", dont le mémorial des côte-d'oriens morts en Indochine et en Corée, entre 1940 et 1955, ont été profanés et souillés. Des inscriptions injurieuses ont sali ces monuments et la mémoire de ces soldats morts, pour que vive notre France d'honneur, de libérté, et de dignité.
Les services de la ville de Dijon sont immédiatement intervenus pour effacer ces inscriptions, notre président Jacques Blay a déposé une plainte contre les auteurs de ces dégradations stupides.
De tels actes nous rappellent, s'il en était besoin, que si l'intelligence a des limites, la bêtise humaine n'en a pas...  Restons vigilants !


                                         Texte de Monsieur le Professeur Jean-Charles Ouazana - Professeur d'histoire

C'est avec une grande émotion que nous avons appris la nouvelle de la gradation de trois mémoriaux de notre ville. Jusque là épargnée de ces actes vils et odieux, Dijon, hélas, ne fait plus exception. La souillure est, plus encore qu'une injure infâme, un déni des combats que livrèrent nos soldats pour que triomphe "une certaine conception du monde" dont les principes ont pour nom Liberté, Justice et Démocratie.
Salir ces lieux de mémoire est un acte barbare et lâche qui, au-delà même de l'écoeurement qu'il suscite, montre combien il est de notre devoir d'entretenir le souvenir des sacrifices consentis, pour que demain la reconnaissance de nos combattants soit enfin unanime, et qu'ainsi, chaque dijonnaise, chaque dijonnais,fier de son passé, se rappelle justement leur engagement à l'édification d'un monde plus juste, plus sûr et plus humain.
Parce que "les longs souvenirs font les grands peuples", sachons défendre la mémoire de ceux qui sont morts pour la France. L'Honneur est à ce prix ....

---------------------------------


COMMUNIQUE   DE   PRESSE

08 JUIN                                               Hommage aux Morts pour la France en Indochine et en Corée


On célèbre aujourd'hui, partout en France, la journée d'hommage aux Morts pour la Frace en Indochine. En effet, depuis cinq ans, en ce 8 juin, notre pays a rendez-vous avec son histoire, pour honorer celles et ceux qui sont morts pour elle, loin d'elle, entre 1939 et 1954, en Indochine.

C'est donc, devant le monument dédié aux Côte d'Oriens morts en Indochine et en Corée, que les autorirés civiles et militaires de Dijon et de la Côte d'Or se sont recueillis pour leur rendre hommage. De nombreux porte-drapeaux s'y sont associée, qu'ils en soient chaleureusement remerciés.

C'est un ancien d'Indochine, l'Adjudant-chef Terrasse, qui a envoyé les couleurs. Honneur bien mérité, car si ce monument existe aujourd'hui, c'est à lui qu'on le doit, et à une poignée "d'Anciens d'Indo", le colonel Berthaud, le colonel Gengembre et le lieutenant Jacquin. Cinquante ans après la fin de cette guerre douloureuse, ils ont décidé d'élever ce Mémorial à la mémoire de leurs frères d'armes tombés là-bas. Et ils ont fondés "l'Association pour le monument d'Extrême-Orient"  (AMEO); ils ont fait des recherches dans les communes de Côte d'Or, ont accumulé les documents et les témoignages, et recueillis des dons.
C'est à cette belle association que nous devons d'avoir à Dijon, aujourd'hui, ce mémorial de notre histoire.

L'association du Souvenir Français de Dijon que préside Monsieur Jacques Blay, assure désormais l'entretien de ce monument, avec le concours actif et apprécié de la ville de Dijon. Afin de perpétuer la mémoire de l'AMEO, une section Indochine-Corée, pilotée par le colonel (H) Martial Eustache, a été créée au sein du Souvenir Français de Dijon.

Par ce monument, et en ce jour, les Côte-d'Oriens morts là-bas ne seront plus jamais les soldats oubliés d'une guerre que l'on a, pendant longtemps, voulu cacher.

Colonel (H) Martial Eustache
Correspondant de presse et vice-président du Souvenir Français de Dijon

Cliquer sur les photos pour les agrandir. Utiliser la fonction "Retour" de votre navigateur pour revenir sur cette page :




CIREY-LES-PONTAILLER

10 MAI                                             Inauguration du Monument aux Morts de la Commune

Dans le cadre de la convention ex.A.M.E.O./Souvenir Français Comité de Dijon, la Section Indochine/Corée encadrée par Monsieur le Colonel Martial Eustache Vice-Président, secondé dans sa mission par Monsieur le Chef d'Escadrons Pascal Thiard, sur proposition de Monsieur le Lieutenant Marius Jacquin, sollicitent auprès du Bureau et du Président Jacques Blay, la possibilité d'octroyer un don de 500 €, pour la création d'un Monument aux Morts, Commune de Cirey-les-Pontailler.
Sur ce Monument figurera le nom de Monsieur le Lieutenant Gabriel BARAT, Mort pour la France en Indochine. 
Cette demande a reçu un accueil favorable du Comité du Souvenir Français de Dijon,  et les fonds ont été versés au Comité du Souvenir Français de Pontailler-sur-Saône, présidé par Monsieur Chaume.

- Qui était Monsieur Gabriel, Albert, Gaston BARAT  ?

-
- Né le 1er mars 1916 à Saint-Chamond (Loire)
- Gabriel BARAT est orphelin en 1928
- Incorporé au 18ème Régiment du Génie, le 1er septembre 1938
- Aspirant, affecté dans les Troupes du Levant en 1939
- Démobilisé le 22 décembre 1940
- Rengagé le 19 juin 1941, pour deux ans dans l'Infanterie Coloniale, le Sous-Lieutenant BARAT débarqua en Provence, avec son unité, le 11 septembre    1944, et fut envoyé sur le front de l'Atlantique, à la poursuite de l'ennemi, jusqu'en Allemagne
- Gabriel BARAT est promu Lieutenant, en septembre 1945
- Juillet 1946, volontaire pour servir en Extrême Orient, il est affecté successivement aux Troupes Françaises de Chine, puis au Bataillon autonome de Dien Bien Phu, le 1er octobre 1946.
- Le 10 mai 1947, le Lieutenant Gabriel BARAT tombe dans une embuscade au col de Pha-Ly (Haut-Tonkin), situé   à l'Ouest de Cho-Bo et de Suyut, au sud de la Rivière noire; il est mortellement atteint d'une balle au coeur.
- Ramené par ses camarades à Son-La, il y est inhumé le lendemain. Nul ne sait, aujourd'hui, où se trouve cette sépulture militaire.

- Campagnes : France, Levant, Côte d'Ivoire, Sénégal, Maroc, Allemagne, Indochine.

- Principales décorations : Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur
                                         Croix de Guerre T O E avec citation à l'ordre de l'Armée

Rendons hommage au Lieutenant Gabriel BARAT, Mort pour la France en Indochine, et, pour la Liberté.


______________________________________


                                                                                                 2009


Juin 

Cérémonie annuelle de Commémoration, en hommage aux 100.000 soldats français, dont 328 Côte d'Oriens,  "Morts pour la France"  et la Liberté, en Indochine / Corée.
Cérémonie officielle de passation, par l'Association du Mémorial d'Extrême-Orient-A.M.E.O. - de ce magnifique Monument, à charge du Comité du Souvenir Français de Dijon à compter de ce jour.

Cliquer sur les photos pour les agrandir. Utiliser la fonction "Retour" de votre navigateur pour revenir sur cette page :