La
première séance relatant la naissance du Comité du Souvenir Français de
Dijon est retranscrite dans son intégralité pour les besoins de
l'Histoire, à partir du Livre d'Or, conservé pieusement par notre
Association.
Des assemblées suivantes, ne figureront que des extraits marquants.
1898 - NAISSANCE DU COMITE DE DIJON
Assemblée générale du 28 octobre 1898
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Les membres
présents réunis dans le local du comité des fêtes, rue des Godrans,
décident de former un comité à Dijon, de la société nationale du
Souvenir Français.
On commence d'abord à former un Bureau provisoire : Messieurs Belin, Charcousset et Simonel sont désignés pour le dit Bureau.
Monsieur
Charcousset lit les lettres d'adhésion des membres ayant accepté de
faire partie du Souvenir Français, comme membres d'honneur.
On procède, ensuite, à la formation du bureau définitif. Les résultats en sont les suivants :
Sur
23 votants, pour la présidence, ont obtenu :
Monsieur Belin
22 voix
Monsieur le Colonel Hans
1 voix
En conséquence, Monsieur Belin, Conseiller à la Cour d'Appel, est élu Président, par acclamation et à l'unanimité
Sont élus : Vice-Présidents : Monsieur le Colonel Hans Officier de la Légion d'Honneur
Monsieur
Georges Richard- Industriel - Officier
d'Académie
Monsieur Saint-Père
Capitaine au 58ème
Régiment territorial
Monsieur Simonel
Capitaine au 64ème Régiment territorial
Secrétaire général Monsieur Billerey
Secrétaire Monsieur Nodot
Secrétaire adjoint Monsieur Bligny
Représentant de l'usine électrique
Trésorier
Monsieur
Sirodot
Imprimeur
Monsieur
Charcousset est désigné, et maintenu, à l'unanimité Délégué Général
Monsieur Lauçon -
Délégué auxiliaire Sont désignés membres du Comité :
Messieurs
Servin
Président des
Prévoyants de l'Avenir
Collard
Président des Anciens
Sous-Officiers de l'Infanterie
Rousseau
Président des Combattants 1870/1871
Aubrun
Président des Anciens Membres de la
Marine
Churiet
Président de la société de gymnastique l'Indépendante
Simonot
Vice-Président de la société de
gymnastique l'Indépendante
Carion
Président des Anciens Militaires du
Génie à Dijon
Carrely
Président des Survivants de la 4ème Brigade
des Vosges
Pillon
Négociant
Zimmermann
Représentant
Guiller
Négociant
Cotterau Louis
Industriel
Perssonnier
Rentier
Berger
Architecte
Paget
Secrétaire de la 4ème Brigade des
Vosges
Simonel,
fils
Employé de commerce
Allouis, fils
Quincailler
Charrin, fils
Représentant
Blandin
Inspecteur d'assurance
Guillot
Employé de commerce
Le
Bureau et le Comité étant constitués, Monsieur Belin remercie le Comité
de l'avoir choisi comme Président. Il assure que tous ses efforts
tendront à la prospérité du Souvenir Français. Il invite en même temps les
membres du Comité à se rendre, le plus grand nombre possible, à la
manifestation patriotique du 30 octobre. (Historique ci-dessous)
On décide de
se réunir tous les premiers lundi de chaque mois. Personne ne demandant
la parole, Monsieur le Président déclare que la séance est levée.
------------------------------------------------------------------------------------ Le 30 octobre 1870
Quatre jours après la reddition de la ville, le 5 novembre 1870, le Conseil Municipal décidait : Qu'un
monument serait élevé en l'honneur des braves défenseurs qui onté été
tués ou blessés, le dimanche 30 octobre 1870, dernière attaque dirigée
contre la ville de Dijon par l'armée allemande. L'inauguration
officielle eut lieue le 30 octobre 1880, toute la population valide de
Dijon et des environs assistait à la cérémonie, voulant ainsi donner
par sa présence le témoignage de sa pieuse reconnaissance.
A chaque anniversaire, un pélerinage patriotique est organisé : On se rend, en foule, place du 30 octobre : des
corporations, des familles, des amis discrets, ceux-ci qui savent se
souvenir, vont religieusement couvrir le monument de couronnes. C'est,
chaque année, une manifestation digne, réfléchie; un spectacle qui
console que de voir cette foule recueillie, silencieuse, honorer et
glorifier, des combattants morts bravement, en défendant leur foyer et
en sauvant l'honneur du pays.
Au cimetière de Dijon, l'Etat a
acheté une concession et a fait construire un caveau, surmonté d'un
monument, dans lequel on a réuni les restes d'environ 2.000 militaires
français, garibaldiens, et allemands.
La façade porte le millésime 1870-1871 et la dédicace " Aux victimes de la guerre"
Dijon et ses héros
Le Colonel de gendarmerie, Monsieur le Baron Colonel Fauconnet,
nommé Commandant de la subdivision de la Côte d'Or, en présence des
forces ennemis considérables, pourvues d'une formidable artillerie,
envoya le 28 octobre, le message suivant, au Général Cambriels
" Je n'ai ni canons, ni chevaux, beaucoup d'armes en mauvais état; un bataillon sans chaussures; tous sans tente-abris, etc...."
Ce fut lui qui dirigea les opérations de cette glorieuse journée. Frappé
mortellement à la barrière de Langres, le Colonel Fauconnet su montrer
dans les douloureuses circonstances où il était placé, les qualités les
plus essentielles du militaire, en accomplissant son devoir de soldat,
et, en déployant dans la lutte, l'habileté et l'énergie d'un
homme supérieur.
Un télégramme arrivé de Tours, lui apportait sur son lit de douleurs, sa promotion au grade de Général de Division. Quelques instants après, le Baron Colonel Fauconnet était mort. Il venait de dicter pour sa famille : "Ma chère femme, mes chers enfants, je vous embrasse de tout coeur; je vais bientôt mourir; j'ai fait mon devoir"
Deux femmes méritent une mention spéciale dans cette journée du 30 octobre
A la barricade de Porte-Neuve, sous le feu de l'ennemi, une jeune fille Mademoiselle Marie Bertaux
(future Madame Bistch) encourage les travailleurs. Elle distribue
ensuite des fusils et des cartouches; puis, reprenant son rôle de
femme, elle relève les morts, les blessés, et ne quitte la barricade
que lorsque la bataille est finie.
Une soeur de Saint-Michel, soeur Saint-Vincent,
avec les autres religieuses de la Maison, les dirigeant, les
encourageant, les bras rougis jusqu'aux coudes du sang de ceux qui sont
tombés autour d'elle, prodigue ses soins avec un dévouement
admirable. Parmi les défenseurs de la cité, que de noms à enregistrer, que de morts héroïques. - Monsieur Dudrumel
un vieux professeur du Lycée,
qui, accompagné de son fils, fait le coup de fusil sur la route de Gray - le Capitaine Guichard tombant à la tête de ses Gardes N ationaux -
Monsieur Gentil
qui reçoit 3 blessures mortelles -
Monsieur Siméon
qui tombe foudroyé de 8 balles à La Boudronnée -
Monsieur Naigeon
qui s'échappe, ses habits criblés, et une balle au poignet -
Monsieur Paillet
architecte et professeur au Lycée, tué par un obus, rue Jeannin Et, ce courageux instituteur de Varois, Hubert Praîcheux,
qui, sous la mitraille, les bombardements, alors que les maisons
étaient ébranlées par les projectiles, que les habitants allaient être
ensevelis, conservant son sang-froid sans s'inquieter de la canonnade,
et des obus qui pleuvaient autour, parlementa avec l'Officier Badois,
et fit interrompre le feu. C'est à lui, que Varois doit la conservation
de son église et de ses édifices communaux. On n'en finirait pas si
l'on voulait relever les noms de tous les hommes de coeur qui se sont
fait tuer bravement, pour sauver l'honneur de la cité. L'honneur de
notre chère France. Que de pères de famille, que de jeunes gens couchés sur ce champ de bataille. - 160 tués - 341 blessés - 101 prisonniers
Tel fut le bilan de cette sombre journée du 30 octobre 1870. "Gloire à vous, cher morts, qui dans une cause désespérée, plutôt que de fuir, avez mieux aimé mourir"
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Séance du 08 décembre 1898 2ème séance
IL
est décidé, que les réunions du Comité ne pouvant se continuer à la
Salle des Fêtes, rue des Godrans, se feront, à l'avenir, au "Café Simonel" salle du 1er. Signé: le Président - le Secrétaire Pour l'histoire : 1898, fut l'année des affaires : - Dreyfus - Fachoda : Capitaine Marchand - Lord Kitchener - Cuba : Guerre Hispano-Américaine - Port Arthur : cédé à la Russie, pour 99 ans ___________________________
Séance du 09 janvier 1899
3ème séance
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Séance du 06 février 1899
4ème séance
En intégralité La réunion a lieu sous la présidence de Monsieur Belin, Président. A
l'ouverture de la séance, Monsieur le Commissaire, aux inhumations de
la ville, entre et demande à Monsieur le Président d'assister à la
réunion pour une communication, Monsieur le Président, déféra aussitôt
à cette demande. Monsieur le Commissaire aux inhumations dit que le transfert des restes de Monsieur le Général Bony et de Madame Bony, de l'ancien au nouveau cimetière, doit se faire d'ici quelques jours. Etant
l'interprète de la famille, il vient demander au Comité du Souvenir
Français, si les restes du Général étaient enterrés dans les places
réservées aux Militaires, et si le Comité voudrait s'occuper de
l'entretien de son tombeau. Monsieur le Président, après avoir fait la biographie du Général, met la proposition aux voix, qui est acceptée à l'unanimité. Le
Souvenir Français décide, en outre, que des invitations, pour assister
aux obsèques, seront faites par le Secrétaire, par une circulaire
personnelle indiquant l'heure et la date. Monsieur le Président invite les membres présents à assister en plus grand nombre possible à ces obsèques. Sur
la demande du Président, le Souvenir Français décide ensuite à
l'unanimité, de donner la présidence d'honneur à Monsieur le Commandant
Judet. Monsieur Belin fait remarquer au Comité que le Commandant
Judet a rendu de nombreux services au Souvenir Français auquel il n'a
jamais ménagé son temps et a toujours apporté son plus grand dévouement
à la cause. Il charge Monsieur le Secrétaire Général du Comité de faire part de cette décision au Commandant Judet. Signé : le Président - le Secrétaire Pour information : Situation du tombeau de François BONY - Chevalier de l'Empire - Général de Brigade - Polygone 6' face au Monument du Souvenir Français Pour l'histoire : FRANCOIS BONY 1772 - 1848 Volontaire de 1793
CHEVALIER DE L'EMPIRE GENERAL DE BRIGADE COMMANDeur DE LA LEGION D'HONNEUR
Né et baptisé le 20 décembre 1772, à Cressey-sur-Tille, Côte d'Or Fils légitime d'Antoine Bony - Meunier et Foulonnier (fouleur de cuir) à Crécey-sur-Tille, et de Anne Fordoilliet Marié le 2 janvier 1818 à Jeanne-Cécile, Jeanne-Justine, Anne Vaudrey Mis en demi-solde et retraité en résidence à Selongey Inhumé
dans le cimetière des Péjoces à Dijon - Polygone 6'
- face au Monument du Souvenir Français -
cocarde S.F. Fonctions
Entre au service, en qualité de volontaire dans le 10ème bataillon de la Côte d'Or, le 12 septembre 1793 Incorporé par réorganisation dans la 51ème brigade de ligne Lieutenant, élu par sa compagnie, le 15 septembre 1793 Nommé Capitaine après s'être distingué à Arcole en 1796 Capitaine
au 51ème régiment d'infanterie de ligne, à la date de sa nomination de
Chevalier de la Légion d'Honneur le 26 prairial de l'An XII (14 juin
1804) Chef de bataillon dans le 51ème régiment d'infanterie de
ligne, à la date de sa nomination d'Officier de la Légion d'Honneur, le
16 novembre 1808. Major titulaire du 4ème de ligne Revenu en France, nommé Colonel en second le 21 février 1813, prend le commandement des dépôts de l'armée. Affecté à la Grande Armée, nommé Colonel titulaire du 19ème régiment provisoire, le 20 mai 1813 Promu Général de Brigade le 27 septembre 1813 Mis en non activité par la Restauration, à son retour en France, juin 1814 Rappelé sous les drapeaux aux Cent Jours, Général de brigade, affecté à l'Armée du Nord. Mis en disponibilité à la Seconde Restauration Compris dans le cadre de réserve de l'Etat Major de l'armée le 22 mars 1831 Mis à la retraite le 1er janvier 1835. Campagnes
An II (1793) : Aux armées du Rhin et de la Moselle Ans III et IV
:
Armée d'Italie. Prend part aux batailles de Castiglione et
d'Arcole 1799 - 1800
:
Armée du Rhin. Se distingue sous Moreau à Hohenliden, enlève à
l'ennemi une batterie de 2 pièces de canons 1805
:
Prend part à la bataille d'Austerlitz, où le 2 décembre 1805, à la tête
de sa compagnie de grenadiers,
il capture 300
ennemis de la France 1806
: Prusse 1807
:
Pologne 1808
:
Espagne 1813
: Saxe - A
la tête de huit cents hommes, il prend la ville de Buntzlau, défendu
par 3 régiments russes
Participe à la bataille de Leipzig
où il se bat comme un lion. 1815
: Armée du
Nord - Sert à Mont-Saint-Jean (Belgique) 18 juin 1815 Campagne de captivité
Prisonnier de guerre sur le champ de bataille de Leipzig, étant blessé. Libéré à la paix et rentré en France en juin 1814 BlessuresBlessé grièvement d'un coup de feu au corps, à la bataille de Castiglione (Italie), le 5 août 1796 Atteint d'un coup de feu à la jambe droite, à la bataille d'Iéna le 14 juin 1806 Blessé grièvement d'un coup de feu et 3 chevaux tués sous lui, à la bataille de Liepzig, le 18 octobre 1813 Décorations
Membre de la Légion d'Honneur, par décret impérial, du 26 prairial AN XII (14 juin 1804) Officier de la Légion d'Honneur par décret impérial, le 16 novembre 1808 Commandeur de la Légion d'Honneur, pour prendre rang à dater du 20 mars 1820 Chevalier de Saint-Louis en août 1814 Chevalier de l'Ordre de la Réunion 1810 TitresChevalier de l'Empire, par décret impérial et par lettres patentes, du 20 juin 1811 Autres fonctionsColonel de la Garde Nationale de Selongey Elu maire de la commune de Selongey Conseiller général de la Côte d'Or "Vivre libre ou mourir"
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Séance du 6 mars 1899 5ème séance
A SUIVRE
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