Devoir de Mémoire - 2009 / 2010
2010
SAMEDI 19 juin - 09 heures
Cimetière militaire des Péjoces
Préparation Militaire Marine
Matinée de recueillement pédagogique destinée aux :
- stagiaires de la Préparation Militaire Marine Dijon - Promotion 2010 Second Maître Denommey - collégiens du collège Champollion, et, jeunes sportifs de l'ASPTT Dijon
Co présidée par : Monsieur Alain Millot - Conseiller Général, Premier Adjoint à la ville de DijonMadame le Docteur
Elizabeth Revel - Adjointe à la ville, Déléguée aux anciens combattants Monsieur Jean-Charles Ouazana - Conseiller municipal, professeur d'histoire Monsieur Jacques Blay - Président du Comité du Souvenir Français de Dijon, Délégué Général Adjoint pour la Côte d'Or -------------------------------------------
Monsieur l'Abbé François Guynard - Aumonnier militaire honoraire Monsieur le Commissaire, Commandant, Nicolas Palmier, représentant Monsieur le Délégué Militaire Départemental Monsieur le Maître Principal Philippe Maertens, Commandant du CIRFA Marine Dijon -------------------------------------------
Présidents d'Associations à caractère patriotique :
Monsieur Jean Vuillemot - Président du Comité d'Entente des anciens combattants de Dijon Monsieur Jean-Pierre Rousselot - Président de l'Amicale Marine Dijon, représenté par Monsieur Paul Caldini, et plusieurs membres Monsieur le Colonel Marcel Ménard - Président de l'UNC Dijon Monsieur Jean-Jacques Juarez - Président de l'UNC Nuits St Georges, représenté par Monsieur Louis Aymes et son drapeau Monsieur Gérard Savinsky - Président des Médaillés Militaires Monsieur Georges Charlut - Responsable des porte-drapeaux --------------------------------------------
Sous
l'égide du Comité du Souvenir Français de Dijon, présidé par Monsieur
Jacques Blay, les stagiaires de la Préparation Militaire Marine étaient
aux ordres de Monsieur l'Enseigne de Vaisseau Maxence Du Gardin, et de Monsieur le Premier Maître Jean-Pierre Girard,
encadrés par Monsieur Hubert Caroline,
Président du Souvenir Français de Genlis, des collégiens et jeunes
sportifs ont rendu hommage à leurs aînés tombés au Champ dHonneur. --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Communiqué de presse de Monsieur le Colonel Martial Eustache
Au lendemain même de la mort du Général Bigeard, figure emblématique de nos guerres passées, et l'un des fondateurs de " l'esprit para",
les jeunes de la Préparation Militaire Marine, des collégiens du "Clos
de Pouilly", et des jeunes sportifs du club ASPTT ont participé, au
cimetière des Péjoces, à une matinée de recueillement pédagogique
organisée par le Souvenir Français de Dijon. En effet, le cimetière des Péjoces est riche en Histoire de France. Y sont rassemblés : - les corps (2.000) des valeureux soldats de la guerre de 1870, - mais aussi, 1973 corps de la Première Guerre Mondiale, qu'ils soient Français, Allemands, Italiens, Belges, Anglais ou Russes. - les corps des fusillés de la Seconde Guerre Mondiale, et ceux des aviateurs alliés, abattus dans la région, - des Soviétiques morts pour la Patrie (100) - les corps rapatriés des guerres d'Indochine et d'Algérie soit, un total de plus de 4.000 corps Au
cours de cette cérémonie, le nouveau drapeau du Souvenir Français de
Dijon, a été béni par Monsieur l'Abbé François Guynard, aumônier
militaire honoraire, et remis au porte-drapeau titulaire du Souvenir
Français de Dijon, le Second Maître sous-marinier, Jean-Pierre Fatout. Après
une allocution de Monsieur Alain Millot, Premier Adjoint à la ville de
Dijon, et selon l'itinéraire fixé, nos jeunes se sont recueillis sur
les tombes de nos soldats, et devant les stèles élevées à leur mémoire
: 1870, 1914/1918, 1939/1945, Indochine,
Algérie ...... Des intervenants leur rappelèrent quelques
pages de notre Histoire de France, en leur expliquant ces combats, ces
victoires, et ces défaites. C'est l'expression même du Devoir de Mémoire, chère au Souvenir Français. Madame
Elizabeth Revel, Adjointe au Maire de Dijon, Déléguée aux anciens
combattants et aux personnes âgées, clôtura cette matinée, en rappelant
à ces jeunes que la liberté n'a pas de prix, et que l'honneur d'une
Nation est une valeur sacrée qui ne se marchande pas : les tombes du
cimetière militaire des Péjoces en portent témoignage. Des Diplômes d'Honneur du Souvenir Français :signés
par Monsieur le Contrôleur Général des Armées, Président Général du
Souvenir Français, Gérard Delbauffe, et, Monsieur le Colonel de
Gendarmerie Jean-Maris Marciniak, Délégué Général du Souvenir Français
pour la Côte d'Or ont été remis par Madame Elizabeth Revel, membre du Bureau du Souvenir Français, à : - Madame Odine Couster - Monsieur Henri Simon pour services rendus à notre Association. Colonel (H) Martial Eustache Correspondant de presse et Vice-Président du Souvenir Français de Dijon ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Programme des intervenants
Première Guerre Mondiale 1914/1918Le
conflit
.........................................................................
Monsieur le Colonel Marcel Ménard Dixmude : l'Amiral Ronarch et ses fusiliers-marins .............. Monsieur Jacques Blay Corps
expéditionnaires Russes
........................................
"
" Armée Italienne, au service de la France
...........................
"
" ---------------------------------Seconde Guerre Mondiale 1939/1945
Armée Soviétique : prisonniers, morts pour la Patrie, à l'hôpital militaire de Dijon, en provenance du camp de concentrattion de Ban Saint Jean (Alsace) ......................... Monsieur Jacques Blay Le conflit (Résistance) ..................................................... Monsieur Henri Simon Premier Régiment de Fusiliers-marins de la France Libre ..... Monsieur Jacques Blay Régiment
blindé de Fusiliers-marins RBFM
........................
"
" (chasseurs de chars) Commando
Kieffer
............................................................
"
" ------------------------------------
Indochine / Corée Dien
Bien Phu
..................................................................
Monsieur le Colonel Martial Eustache Ninh Binh, Commando marine François, 29 mai 1951 ......... Monsieur Jacques Blay Algérie: Le
conflit - statistiques
.......................................................
Monsieur l'Adjudant-Chef Jean-Claude Terrasse Algérie
Massacres des Français, El Halia Fusillade du 26 mars à Alger Massacres
des Européens à Oran le 5 juillet 1962
................ Monsieur Jean-Charles Ouazana -
professeur d'histoire Conflit 1870/1871Tombeaux des Maréchaux et Généraux (Vaillant - Heudelet - Bony) Les marins en 1870 Compagnon de la Libération Edmond Debeaumarché l'Ordre des Compagnons .................................................... Monsieur Jacques Blay -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Préparation Militaire Marine
Promotion Second Maître Denommey
Bernard Denommey, disparu à bord du sous-marin Eurydice, le 4 mars 1970
L' Eurydice, sous-marin de chasse, de type Daphné - Déplacement ...................... 700 tonnes en surface
850 tonnes en plongée - Longueur ............................ 59m 30 - Largeur ............................... 6m 75 - Puissance .......................... 1600 chevaux - Plongée maximale ............... 300 m Quatre
mars 1970, à 7 heures 13 minutes, c'est le dernier contact avec un
Breguet Atlantic, à quatre nautiques (07,40 km) au sud du Cap
Camaret. Puis c'est le silence ..... A quinze heures, sur la mer, une tache de gas-oil, des débris, une fiche au nom de l'Eurydice. Le sous-marin est perdu "Corps et biens" Jours et nuits, des bâtiments de guerre, des navires de commerce, des hélicoptères, des avions quadrillent la mer, en vain. Ils
ont disparu à 07heures 28 minutes, l'heure où les sismographes d'un
laboratoire de géophysique ont enregistré une explosion en mer. Ils
avaient presque tous vingt ans; la plupart étaien t fiancés; parmi les
cinquante-sept victimes de l'Eurydice, quatorze étaient mariés. Belle jeunesse disparue pour sa devise " Honneur Patrie" Ils
se nommaient : Béranger Philippe 19 ans - Couturier Daniel 20 ans -
"Denommey Bernard" - Turgaux Bernard 5 enfants - Gauthereau Jean-Luc 20
ans - Jeunesse Gérard 20 ans - Khattak, pakistanais - Lagadec Alain,
Lieutenant de Vaisseau 28 ans - Marchal Jean-Claude 20 ans - Pidal
Gilles-Georges 18 ans - Simiand Patrick 20 ans - Tolza Jean-Claude 20
ans - Truchis de Lays Bernard, leur Commandant 32 ans - Viennot Marcel, jeune Second Maitre, etc ...
"L'imensité a gardé son silence" Ne les oublions pas ..... -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Après
avoir rendu hommage au grand Soldat, au grand Chef, que fut le Général
Bigeard, disparu quelques jours plus tôt, Monsieur l'Adjudant-Chef
Jean-Claude Terrasse, avec recueillement et solennité, donna lecture de
la prière d'André Zirnheld, parachutiste de la France Libre, Mort au
Champ d'Honneur, en Libye, en 1942. PRIERE DU PARA (Jean-Claude Terrasse)
PRIERE DU SOLDAT AVANT LA BATAILLE (Jacques Blay)
Je
m'adresse à vous, mon Dieu, car vous donnez
Je vous salue,
Marie, Mère de mon enfance Ce qu'on ne peut obtenir que de
soi
A mon coeur, à
mon bras, donnez de la vaillance
A tous ceux que
j'aime, donnez confiance, espoir Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous
reste
Et faites que bientôt je puisse les revoir Donnez-moi, ce qu'on ne vous demande jamais
Repoussez l'ennemi,
conduisez à la gloire Je ne vous demande pas le
repos
Notre chère Patrie, donnez-lui la victoire Ni la
tranquillité
Gardez notre drapeau, qu'il soit couvert
d'honneur Ni celle de l'âme, ni celle du corps
Sainte Vierge Marie,
soutenez notre ardeur Je ne vous demande pas la
richesse
J'embrasse avec
amour votre chère médaille Ni le succès, ni même la
santé
Et comme un bouclier, je la mets sur
mon coeur
Puis, sans crainte, je vais sur le champ de bataille Tout
ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Votre
image, ô Marie, me portera bonheur Que vous ne devez plus en avoir Donnez-moi,
mon Dieu, ce qui vous reste
Vive la FranceDonnez-moi ce que l'on vous refuse Je veux l'insécurité et l'inquiétude Je veux la tourmente et la bagarre Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement Que je sois sûr de les avoir toujours Car je n'aurai pas toujours le courage De vous le demander Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas Mais donnez-moi aussi le courage Et la force et la Foi Conclusion
Jeunes stagiaires, jeunes gens
sachez
que derrière ce drapeau du "Souvenir Français", des hommes et des
femmes, français ou étrangers, jeunes ou moins jeunes, anciens
combattants ou non, offrent bénévolement de leur temps, et assument
leurs responsabilités avec compétence et dévouement, pour : - Transmettre les valeurs de la République aux jeunes générations, à l'image de ce que, vous, les jeunes, venez de vivre - Conserver la mémoire de ceux et celles qui sont morts pour la France - Entretenir les tombes et monuments élevés à leur mémoire
Telles sont les missions fondamentales du "Souvenir Français" dont les membres vous encadrent aujourd'hui. Demain, peut être, nombre d'entre vous nous rejoindrez, pour partager l'honneur d'assumer ces missions. Vous serez les bienvenus Bonne chance à tous.
Jacques Blay
Mise en page photographique : Georges AVET et Martial VINCENT
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26 avril - Hauteville-les-Dijon
Monument du Général de l'Armée des Vosges Jozef Bossack-Hauké
Inauguration suite à réfection
Au
terme d'une rénovation qui a duré plusieurs semaines, est inaugurée
aujourd'hui la restauration de ce monument, érigé vers 1880, à la
mémoire et en hommage au général polonais BOSSACK-HAUKE, qui a été
mortellement blessé ici, à Hauteville, sur ce plateau des Chênes, le 21
janvier 1871.
Cette
rénovation a été conduite par le Souvenir Français et l'O.N.A.C., en
partenariat avec les Diables Bleus de Bourgogne, l'U.NC. de Côte d'Or,
et un bénévole Monsieur Maurice Meunier.
De nombreuses personnalités étaient présentes :
Madame Korydlowska - Consul de Pologne Monsieur Bernard Depierre - Député de la circonscription Monsieur Soumier - Maire d'Hauteville Monsieur Menut - Conseiller général et Maire de Talant Monsieur Bernard Labache - Directeur Interdépartemental du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre Madame Brigitte Tardivon-Guillemenot - Directrice de l'O.N.A.C. Monsieur Debost - propriétaire du terrain Monsieur Jean-Claude Barbey - Président des Diables Bleus Monsieur Jean-Pierre Decombard - Président de l'U.N.C. de Côte d'Or Plusieurs Présidents d'associations Les représentants des Armées de Mer, de Terre et de l'Air Environ 30 Drapeaux, dont le Drapeau Polonais et le Drapeau Italien Excusé pour hospitalisation : Monsieur Jacques Blay - Président du Comité du Souvenir Français de Dijon
Dans
son discours, Monsieur le Colonel Martial Eustache, Vice-Président du
Comité du Souvenir Français de Dijon et Correspondant de presse, a exposé les conditions dans
lesquelles le général polonais BOSSACK-HAUKE avait trouvé la mort ici, ce 21 janvier 1871, 4 jours avant l'armistice, mais il a aussi rappelé les données de la guerre de 1870.
Car cette guerre a marqué l'histoire de Dijon. Trois batailles y ont été livrées. La première bataille, celle du 30 octobre 1870,
sera menée par les citoyens de Dijon contre les Prussiens. Il y aura
plus de 160 morts. Pour sa résistance héroïque, Dijon sera la 4ème
ville de France à recevoir la Légion d'Honneur.
La deuxième bataille
de Dijon voit l'entrée en action des Garde nationaux, des Corps-Francs,
de Garibaldi, et des volontaires étrangers : polonais avec le général
Bossak, italiens aux chemises rouges bien sur, mais aussi hongrois et
espagnols. Accoutumés à la guérilla, manquant de tout, ces troupes
harcèlent les lignes de communication des armées prussiennes.
Huit jours avant l'armistice, se déroule la troisième bataille
de Dijon. Elle débute le 21 janvier 1871. 4.000 soldats prussiens
attaquent la ville, défendue par 4 brigades sous les ordres du général
Garibaldi. Le général BOSSACK-HAUKE commande la première brigade. Il tient les hauteurs de Dais, Prenois, Darois.
Le 21 janvier 1871, il télégraphie au général Garibaldi "On prétend entendre le canon au-delà de Val Suzon. Je vais m'en assurer". Il
se rend aux avant-postes de son dispositif, met les troupes en ligne de
combat, prend leur tête, et tombe dans une embuscade, ici, à
Hauteville, au plateau des Chênes. Il mourra ici. Son cadavre sera
retrouvé quelques jours plus tard, mutilé et dépouillé, mais souriant.
Les
troupes de Garibaldi sortent victorieuses de cette bataille. Le drapeau
du 61ème Poméranien sera même pris par un jeune savoyard, le Chasseur
Curtaz. Ce fait d'arme donnera son nom à l'avenue du Drapeau. En
punition, l'armistice du 29 janvier exclut le département de la Côte
d'Or. C'est un éloge.
Comme Garibaldi, le général BOSSACK
avait mis sa vie et son sabre au service de la toute jeune République
française. Son sabre lui avait été offert par l'Empereur de Russie pour
ses valeureuses actions dans le Caucase et en Pologne. Ce général
polonais est mort ici, pour nous, pour notre jeune République
renaissante et pour notre liberté. Il était donc indispensable que le
Souvenir Français de Dijon et les Côte d'Oriens lui rendent cet hommage
solennel aujourd'hui.
Colonel Martial Eustache - Correspondant de presse du Souvenir Français de Dijon
Bref rappel historique (Jacques Blay)
1870
Entre la Prusse et la France,il n'y eut jamais de réelle amitié. Ce fut le 19 juillet 1870
que la guerre fut déclarée à la Prusse. Cette déclaration fut
accueillie avec la conviction que notre pays ne pouvait être trahi par
la destinée. La France, qui avait été habituée à vaincre, ne pouvait se
figurer que la fortune des armes seraint inconstante. Cette conviction
dura peu.
Au début de la guerre, nous pouvions mettre en place
375.000 hommes de troupes actives, et, 175.000 hommes de réserve, non
préparés. Tout manquait : armes, munitions, vivres, outils, chevaux,
ambulances. Les troupes de premières lignes étaient réparties en 7
corps d'armées, de 20 à 30.000 hommes, plus la "Garde Impériale", soit
un effectif d'environ 150.000 hommes.
L'armée n'était pas organisée;
il fallut créer les Etats-Majors, constituer les services
administratifs, répartir l'artillerie. Les généraux ne connaissaient
pas les troupes qu'ils allaient commander. Les Places fortes avaient
peu de canons, peu de munitions, peu de vivres. Cependant cette armée
était confiante et disciplinée. Bien que sa santé fut gravement
atteinte, et ses connaissances militaires trés insuffisantes,
l'Empereur Napoléon III prit le commandement en chef de l'armée, qui
reçut le nom d'Armée du Rhin.
Dès le début du conflit, les allemands
mobilisèrent 800.000 hommes prêts à entrer en guerre, avec un
effectif de remplacement de 400.000 hommes (les Landhwer), une
artillerie de 1.500 canons. Tous ces combattants préparés dans le
détail par le Roi Guillaume et le Général Molke. A
la fin du mois de juillet, c'est-à-dire 15 jours après la déclaration
de la guerre, les troupes prussiennes étaient à nos frontières. Comment
une armée, ou tout s'improvisait à la dernière heure, pouvait-elle
résister aux masses écrasantes d'Outre-Thin ? Au lieu de Berlin,
objectif à atteindre, il fallut renoncer aux victoires en pays ennemi,
pour défendre le sol sacré de la Patrie. Les défaites se succédèrent
avec une effrayante rapidité : le 03 août 1870 Wissenbourg - août 1870
Rieschofen, la ville de Metz est encerclée le 19 août et tombe en novembre 1870.
Le 2 septembre 1870, l'Empereur est encerclé dans Sedan et fait prisonnier. Le "Gouvernement de Défense Nationale" fait appel à tous ses enfants pour lutter contre l'envahisseur, et bouter le Prussien hors de France. En Côte d'Or, à la nouvelle de nos désastres, un magnifique élan de solidarité galvanise la population. Le "Comité de Défense"
siègeant à Dijon, réunit des armes, des munitions, des
approvisionnement offerts par les particuliers. Les femmes improvisent
la confection de vêtements de combat. Impossible de se dévouer plus
pour la Patrie que le département de la Côte d'Or. Les mobilisés du
Jura n'avaient ni capotes, ni effets de campement. Les conscrits de
Saône-et-Loire étaient chaussés de sabots. Cependant, ces braves
combattants, encore armés de fusils à piston, remplaçaient les
défectuosités de leurs armes et de leurs habits, par le dévouement,
l'esprit de sacrifice, et de patriotisme. Cette partie de l'armée resta
à Dijon, car il eut été imprudent de les exposer à une destruction
inévitable. Les allemands rencontrent désormais de nouvelles forces, composées de "Francs-tireurs, de Mobiles, et de Gardes nationaux".
Le 19 septembre 1870, commence le Siège de Paris.
Les 29 et 30 octobre,
c'est la première bataille de Dijon. La ville est défendue
héroïquement. Nous retiendrons le nom de ce héros, le Colonel Fauconnet
qui tombe mortellement blessé, et, est promu Général sur son lit de
mort. 350 militaires et civils périssent au combat. Dijon est occupé le 31 octobre,
vers 3 heures de l'après-midi, par une pluie battante. La ville est en
deuil. Les magasins et volets fermés, les rues désertes. On pleure
derrière les persiennes, en regardant défiler les troupes Badoises, en
casque à pointe, et tapant du talon. Dijon est devenu un tombeau où
l'on a fait les plus grands sacrifices. Le terrain de la vieille
cité bourguignonne a été défendu avec l'acharnement de l'énergie du
désespoir.
Gloire à vous, chers Morts,qui, dans une cause désespérée, plutôt que de fuir avez mieux aimé mourir.
Pendant
l'occupation, les Allemands pratiquent méthodiquement un brigandage et
un pillage qui consistent à mettre en coupe réglée et savante, Dijon et
les localités voisines. Ce fut le cas d'Hauteville.
Le 26 novembre, c'est la deuxième bataille de Dijon.
Les 21 et 23 janvier 1871, la troisième bataille
de Dijon, avec la présence du révolutionnaire Garibaldi, qui a répondu
favorablement, malgré ses 63 ans, à l'appel du Gouvernement de Défense
Nationale, qui l'a promu Général. Restaient, dans l'Est, 2
divisions, d'un effectif pour chacune d'environ 12.000 hommes, sous les
ordres des généraux Cremer et Garibaldi. Entre eux, l'entente ne put
s'établir. Le Corps Garibaldi hérita du nom "d'Armée des Vosges",
qui était composée d'environ 12.000 hommes, répartis en 4 brigades.
Chaque brigade disposait d'un noyau de 2 à 3.000 volontaires italiens,
vaillants guerriers indiscipliné, accompagnés de "Corps" de toutes
espèces ( une Légion espagnole - une Guérilla d'Orient - les
Francs-tireurs de la Mort - les Enfants perdus de Paris), des effectifs
impossible à mettre aux ordres de notre armée, et qui le refusaient
également. La première brigade est commandée par le valeureux et courageux général polonais Jozef BOSSACK-HAUKE, vainqueur du Caucase, qui met au service de notre Patrie, son coeur et son sabre.
Le 24 janvier 1871, le deuxième Corps d'Armée allemand se met en marche, sur 3 colonnes, contre Garibaldi. La première colonne part de Pasques, se dirigeant en direction de Pombières. La seconde, par la route de Paris à Dijon. La troisième, par Val Suzon - Messigny. Les
Français profitent des bois et des gorges du Suzon, pour faire subir à
l'ennemi des pertes sensibles. Cette compagnie appartenait au général Jozef BOSSACK-HAUKE, dont le Q.G. était à Fontaine-les-Dijon. Monsieur BOSSACK-HAUKE,
venant d'inspecter un détachement cantonné à Hauteville, apprend en
rentrant à Fontaine qu'un engagement à lieu à la Casquette, et
télégraphie à Garibaldi "On prétend entendre le canon au-delà du Val Suzon, je vais m'en assurer" Le général BOSSACK-HAUKE rallie
les détachements de Daix, Prenois, Darois. Arrivé au "plateau des
Chênes" , le général demande des volontaires, qu'il forme "en ligne",
après leur avoir recommandé de ne tirer qu'à bonne portée. Les troupes
s'avancent "en ligne", contre les tirailleurs allemands. Le Général BOSSACK-HAUKE
s'élance en avant, suivi de quelques officiers. Cerné, par les
allemands cachés dans le sous-bois, il est atteint mortellement. Son
chef d'Etat-major tombe également couvert de blessures.
C'est dans ce paysage sévère, sous ce sous-bois silencieux, qu'est venu tomber, sous les balles prussiennes, le 24 juiller 1871, le vaillant, courageux, intrépide Général, qui s'était illustré par les batailles du Caucase et de la Pologne. C'est ici que ce grand Général est mort, seul, abandonné comme Roland dans la vallée de Roncevaux. Quelques
jours après sa mort, on découvrit le Général, là, où il avait été
mortellement frappé. Sa physionomie était calme et souriante. Le
cadavre de Monsieur le général Jozef BOSSACK-HAUKE
était mutilé et dépouillé de tout. Son sabre lui avait été offert par
l'Empereur de Russie. Le corps de ce héros repose en Suisse.
"Cependant,
que ce Monument ne vous fasse pas ignorer les actes de
dévouement, des Obscurs héros, des Martyrs inconnus qui affrontèrent la
sauvagerie d'un vainqueur impitoyable"
"Ne parlons plus de haine, ni de revanche, mais soyons fermes face au danger"
"Aimez votre Patrie, dévouez-vous à votre Drapeau qui en est le symbole"
Photographies de Monsieur Georges AVET
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2009
PREFECTURE DE LA COTE d'OR - DIJON - Salle Carnot
11 NOVEMBRE - Sous l'égide de Madame Tardivon-Guillemenot - Directrice de l'O.N.A.C. - Dijon
Monsieur Bernard Labache - Directeur Interdépartemental du
Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre
Monsieur Jacques Blay - Président du Comité de Dijon du Souvenir Français
Monsieur le Colonel
Martial Eustache - Vice-Président du Comité de Dijon du Souvenir
Français
rappelleront aux
collégiens de la 6ème à la 3ème quelques traits essentiels de la
Première Guerre Mondiale.
Extrait de l'article du journal Le Bien Public du jeudi 12 novembre 2009
Un "devoir d'Histoire" à la Préfecture
Alors que les autorités se rendaient à un office religieurx à
Notre-Dame, la rencontre des générations pouvait se poursuivre
librement à la Préfecture,
où Anciens
Combattants et membres du Souvenir Français se livraient à un "devoir
d'Histoire" avec les élèves dijonnais
Sortie pédagogique à VERDUN
Collège Rameau - Dijon
09 OCTOBRE
- Voyage réalisé par des élèves de 3ème, sur le site
de Verdun, sous la responsabilité de leur Professeur d'Histoire,
Monsieur Henry.
Un travail pédagogique est en cours de
réalisation, ayant pour thème "La lecture d'un paysage en guerre" Un
chèque de participation du Comité de Dijon du Souvenir Français, a
été remis à Madame Françoise Joyeux, Principale de ce Collège.
Préparation Militaire Marine
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- 09 MAI - Les
jeunes de la Préparation Militaire
Marine (PMM) de Dijon se sont retrouvés au carré militaire du
cimetière
des Péjoces, pour une matinée de recueillement pédagogique.
Comme chaque année, le Souvenir
Français organise cette manifestation à Dijon, pour transmettre aux
jeunes
générations le flambeau de la mémoire, à l’initiative de son président
Monsieur
Jacques BLAY, Président du Comité de Dijon du Souvenir Français, et
Premier
Délégué général adjoint, pour la Côte d’Or, ainsi que des membres du
Comité
dijonnais.
La promotion 2009 de la PMM de
Dijon – 36 jeunes filles et garçons de Côte d’Or – aux ordres du
Premier-Maître
J.P. GIRARD, s’est ainsi recueillie, pour une matinée pédagogique,
devant les
monuments du carré militaire, honorant les soldats tombés au combat,
lors des
conflits qui ont marqué notre histoire, et devant lesquels des
intervenants ont
retracé les grandes lignes de ces épreuves. Pour les conflits les plus
récents,
certains ont fait partager, avec beaucoup d’émotion, leur vécu de
résistant ou
de soldat.
Ainsi, Monsieur Jacques BLAY a
retracé les combats de la guerre de 1870, qui ont valu à la ville de
Dijon
d’être décorée de la Légion d’Honneur. Il a, en outre, rappelé la
participation
du corps expéditionnaire Russe, lors du premier conflit mondial.
Le Colonel (H) Martial EUSTACHE
a, ensuite, exposé quelques données essentielles sur la Première
guerre
mondiale.
Puis, Monsieur Henri SIMON,
ancien résistant déporté, a retracé l’histoire de la Résistance en Côte
d’Or pendant
la deuxième guerre mondiale : lourd tribu,
puisqu’il y aura 160 fusillés Côte d’Oriens, au cours de cette période.
Le Colonel de Gendarmerie Michel GENGEMBRE,
ancien d'Extrême Orient, prisonnier du Vietminh, a relaté la guerre
d’Indochine.
Enfin, l’Adjudant-chef Jean-Claude TERRASSE,
grièvement blessé lors d’une opération en Algérie, a fait part de ses
souvenirs
dans ce conflit.
En conclusion de cette matinée,
Monsieur OUAZANA, professeur d’histoire, a souligné l’importance du
devoir de
mémoire et de la transmission de ce savoir historique aux générations
qui n’ont
pas connu ces périodes de notre histoire.
Madame Elizabeth REVEL, adjointe
au Sénateur-Maire de Dijon, Délégué aux Anciens Combattants et
correspondante
Défense représentait la ville de Dijon. Madame Elizabeth REVEL a
souligné les liens forts qui
unissent la Marine, Dijon et le Souvenir Français.
La presse
locale (Le Bien Public du 12 Mai 2009) s'est fait l'écho
de
cette manifestation qui rassemblait, outre les jeunes de
la PMM et
leur encadrement. Trois drapeaux (Souvenir Français, Amicale Marine
Dijon, U.N.C Nuits-st-Georges) et une cinquantaine de personnes, des
familles des Anciens Combattants venus nombreux témoigner leur
attachement au souvenir de leurs camarades tombés au Champ d'Honneur et
fiers de féliciter ces jeunes de leur engagement au service de leur
Patrie. Merci à eux : par leur vécu, ils ont transmis - en direct - le
flambeau à nos jeunes.
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